dimanche 20 septembre 2026

COMPRENDRE KIPPOUR ET LE CULTE BIBLIQUE

Mise à jour de l'article du 17/10/2010 sur notre ex-blog http://www.elisrael.org/
ב''ה

Quand les traductions disent « Jour des Expiations » ou « du ‎Grand Pardon », il faut préciser que le verbe racine de ce mot, ‎כפר‎ (KPR), a le sens‎ premier de calfater, couvrir. Il apparaît ‎pour la première fois dans la Tora à propos de l'enduit de ‎bitume destiné à rendre étanche l'arche de Noé :  ‎‎
בַּכֹּפֶר‎ ‎וּמִחוּץ‎ ‎מִבַּיִת‎ ‎אֹתָהּ‎ וְכָפַרְתָּ‎ 
« Calfate-la ‎ à l’intérieur et à l’extérieur avec du bitume. » ‎‎(Genèse 6 : 14)‎ 
C'est le mot-clé pour comprendre ce jour, le plus important de l’année hébraïque. Son extrême sérieux n'en fait pas un jour de deuil (comme le 9 Av, en été, souvenir de la destruction des deux Temples). 

Kippour, c’est un jour de joie, la joie de la libération

Avant l'exil, tous les cinquante ans, on y proclamait le début de l’année de Jubilé. Les esclaves étaient libérés et chaque famille revenait à sa propriété, même si celle-ci avait été vendue pour solder des dettes. 

L’idée d’« expier » nous met sur une fausse route, tout comme la traduction traditionnelle « faire propitiation ». De quelle sacristie sort le mot « propitiatoire », quand il est question du couvercle de l’arche d’alliance כַפֹּרֶת (KaPoReth), qui a la même racine ? 
En plus du sens de « couvrir », la racine כפר (KPR), peut aussi signifier effacer comme se dit Jacob lorsqu'il envoie des cadeaux à son frère Esaü (Genèse 3 : 20): « J’effacerai (la colère) de son visage ».

Un mot de la même racine  כפר (KPR) est utilisé à propos de l'autel (Exode 29 : 36) : on l’enduit de sang afin de le « sanctifier », c’est-à-dire de le mettre à part. On ne peut parler d’expiation ou de purification, comme si l’autel avait quelque tare ou souillure. כפר (KPR) se trouve aussi dans les Proverbes (16 : 6) : « Une faute יְכֻפַּר (yéKhouPaR) sera couverte par bonté et vérité » que l’on pourrait aussi comprendre par « Bonté et vérité procurent Kippour ». 

Ceci rappelle que si on a fait du tort à son prochain, il faut lui demander pardon avant le jour de Kippour, car aucun rite religieux n’efface le tort qu’on a pu lui faire. Quant aux fautes envers D.ieu, comment en obtenir le pardon ? Kippour est-il l’unique jour de l’année où D.ieu pardonne ? 

Absolument pas, Il nous pardonne dès que nous faisons « téchouva », d’une manière personnelle et intime, que nous revenons à Lui et mettons en pratique ce qu’Il attend de nous. Le mot « téchouva » est très concret, tout comme « Kippour » qui dérive d’« étanchéité ». Téchouva vient du verbe racine שוב (chouv) qui signifie « revenir ». « Si le méchant revient de sa méchanceté et pratique la droiture et la justice, il vivra à cause de cela. » (Ezéchiel 33 : 19) Kippour est la cérémonie de réconciliation entre D.ieu et Son peuple, cérémonie qui apporte non pas le pardon déjà obtenu par la téchouva, mais qui confirme publiquement et célèbre ce pardon. 

La « couverture », l’étanchéité que décrit la Tora-en-hébreu (Lévitique 16) vise à annuler le sentiment de culpabilité qui nous amènerait à ressasser nos fautes et nous paralyserait (« Je ne me pardonnerai jamais… ») On ne peut aimer son prochain comme soi-même que si on n’a pas un problème de haine de soi et si notre culpabilité est « couverte ». Sinon on se sent tellement indigne que l'on est incapable de servir. Le lecteur de la Bible sans « lunettes hébraïques » ne peut l’interpréter que dans un contexte de paganisme gréco-romain additionné de mithra et des cultes à mystères. 

On le voit bien dans la fausse traduction par « sacrifice » du mot hébreu קָרְבָּן (qorbân). D.ieu ne manque de rien et n'a pas besoin de nos offrandes, qu'elles consistent en animaux ou autre. Les offrandes qui étaient présentées dans le Temple, comme tous les commandements, n'étaient pas faites pour D.ieu. Elles étaient faites pour nous. Le mot קָרְבָּן (qorbân) vient de קרב (qarav = approcher) et veut dire « rapprochement ». Se rapprocher de D.ieu quand on regrette de n’avoir pas appliqué Son « mode d’emploi de la Création », c’est la même idée que « téchouva » = retour. Le sang offert est l’image de ce rapprochement, de l’offrande de ma vie. C'est un contresens barbare que d'enseigner la valeur salvatrice du sang. La Tora exclut d’apaiser la colère d’un Moloch irrité ou du vaudou.
"Seigneur" n’est pas "Saigneur". 

« Je ne prendrai pas de taureau de ta maison, ni de boucs de tes enclos. 
Car chaque animal de la forêt est à moi, les bêtes sur mille montagnes. J
e connais chaque oiseau des montagnes et ce qui se meut par les champs est à ma portée. 
Si j’avais faim, je ne te le dirais pas ; car le monde est à moi, et tout ce qu’il contient. 
Mangerais-je la viande des taureaux, boirais-je le sang des boucs ? 

Offre à D.ieu la louange, et acquitte tes vœux envers le Très-Haut. Invoque-moi au jour d’angoisse : je te délivrerai, et tu me glorifieras. Mais D.ieu dit au méchant : Qu’as-tu à faire de rabâcher mes décrets, et de porter mon alliance (seulement) dans ta bouche ? » (Psaume 50 : 9-16) 

« Car tu ne désires pas de sacrifice immolation, sinon j’en donnerais ; tu ne veux pas d’offrande montante : Les immolations de D.ieu sont un esprit brisé. Ô D.ieu ! Tu ne mépriseras pas un cœur brisé et abattu. » (Psaume 51 : 18-19) 

Après la destruction du Temple, Osée (14 : 3) a transcendé le signe du sang qui risquait une réduction ritualiste : « Prenez avec vous des paroles, et revenez à l’Eternel, Dîtes-Lui : Pardonne toute faute, accepte le bien, nous offrirons les taureaux de nos lèvres » 

Michée (6 : 6-8) écrit aussi : « Avec quoi m'avancerai-je vers l’Eternel, m'inclinerai-je devant le D.ieu d'en haut ? M'avancerai-je vers lui avec des offrandes montantes, avec des veaux âgés d'un an ? L’Eternel prendra-t-il plaisir à des milliers de béliers, à des myriades de torrents d'huile ? Donnerai-je mon premier-né pour ma transgression, le fruit de mon ventre pour le péché de mon âme ? - On t’a dit, homme, ce qui est bien. Ce que l’Eternel recherche de ta part, ce n’est rien d’autre que de pratiquer la justice, d’aimer la bonté, et de marcher humblement avec ton D.ieu. » 

Notre D.ieu est Celui de la Vie. Ce n’est pas le sang et la mort de ses créatures que le vrai D.ieu désire ; c’est que nous Lui remettions notre vie, car Il est le D.ieu des vivants. « La tsédaqa sauve de la mort. » (Proverbes 10 : 2 et 11 : 4) 

Si la religion accorde tant d'importance au Sacrifice, c'est qu'elle se tient sur un plan juridique et comptable et prétend faire le compte de nos mérites et démérites, en dehors du point de vue divin (et réel) qui relève de LA VIE. D.ieu peut redonner la vie à celui qui l’a perdue, mais dans ce cas-là, on le voit, ce n’est pas « en payant » qu'un être est capable de recevoir un nouveau cœur et un nouvel esprit (Ezéchiel 36 : 26). 

Ce n'est possible qu'en aimant D.ieu de tout notre cœur, de toute notre âme et de toutes nos forces, tout simplement. D.ieu donne Sa Tora pour revivifier une humanité malade, la guérir et l’éduquer, afin qu’elle soit réellement créée à Son image et dans Sa ressemblance. 

Ceci s’applique à tous les ordres de l’existence humaine : physique, psychologique, spirituel, intellectuel, économique, écologique, social, politique et aussi religieux (dans le sens antireligieux et anticlérical, bien entendu). 

Si on lit la Tora avec des lunettes hébraïques, on s’aperçoit que le projet divin est de nous préparer une place, non au ciel, mais sur la terre qu’Il va guérir et où Il va ressusciter ceux des morts qui ont gardé Sa vie en eux. Ceci commence par un jugement, et nous voyons Sa justice immanente en œuvre déjà dès à présent.

Car notre D.ieu est vivant, et il agit en GEOPOLITIQUE.

Il y a vingt ans, nous assistions à l’effondrement de l’URSS sur elle-même. Aujourd’hui, nous voyons l’Europe sombrer et les disciples Obama tenter le même suicide aux Etats-Unis. L’Europe en fait est morte à Auschwitz. L’Europe a assassiné six millions de Juifs plutôt éduqués et prêts à s’assimiler, puis a reçu en retour soixante millions de musulmans assez souvent analphabètes, agressifs et conquérants. Elle traine son coma dépassé avec des eurocrates non élus, des démagogues bling-bling et des média dans le sens du vent. De 2000 à 2010, selon l’agence arabe Wafa, l’Union européenne a fourni pour les Soi-Disant Palestiniens (SDP) occupant le Pays d’IsraEl « une aide de plus de 500 millions ‎€ par an en moyenne », sans exiger que cesse l’incitation à la haine dans les programmes scolaires et les média. 

Cette haine ressort, selon un sondage récent : 63% des SDP soutiennent le bombardement par missiles des villes israéliennes, 57% les attentats-suicide et 75% l'enlèvement de soldats. Qui peut croire que nous sommes dans un « processus de paix » ? Mais 500 millions ‎€ par an, c’est une paille quand la dette de l’Etat français dépasse 1600 milliards (notre édition de 2010). Si ça vous semble un nombre abstrait, parlons concret : cela représente 26 600 € par habitant. Faîtes le calcul pour votre famille… Si vous avez moins de 50 ans, oubliez les 60, les 62, les 67 ans déjà votés en Allemagne, oubliez les promesses de vos caisses de retraite, passez au large du gouffre de l’assurance-maladie. On vous a dit que vous cotisiez pour votre retraite ? En fait vous payez celle de ceux qui sont retraités aujourd’hui. Il reste 3 cotisants pour un retraité, alors qu’il y a 30 ans, le ratio était de 5 pour un. 

On continuera donc de photocopier du papier-monnaie, afin d’alimenter une immense gabegie et d’élargir les territoires perdus de votre République. Ceux qui prétendent nous interdire de construire dans notre capitale, en Judée et en Samarie, ceux-là laisseront vos villes à la portée des fusées iraniennes. A moins que, enfin… 

« Ainsi dit l’Éternel des armées : Je suis pris d’une grande jalousie à l’égard de Jérusalem et à l’égard de Sion, et d’une grande colère contre les nations qui sont à leur aise ; j’étais un peu fâché, mais elles ont aidé au mal. Aussi, dit l’Éternel, Je suis revenu à Jérusalem avec compassion. Ma maison y sera bâtie, dit l’Éternel des armées, on tirera le cordeau sur Jérusalem. Crie encore, annonce : Ainsi dit l’Éternel des armées : Mes villes regorgeront encore de biens, et l’Éternel consolera encore Sion, et choisira encore Jérusalem. » (Zacharie 1 :14-17) 

La consistance du Jour de la Délivrance et sa proximité deviennent de plus en plus palpables ici en IsraEl : nous sommes aux premières loges. Le rythme des attaques s’accélère, falsifications et calomnies sont sans limite, l’hypnose du serpent islamique sur l’Occident se renforce, car cet Occident n’a jamais été complètement guéri d’un antijudaïsme antique et médiéval. « Les civilisations sont mortelles » écrivait Paul Valéry. En fait, elles se suicident. Mais la grande différence entre vos pays et le nôtre, c’est qu’IsraEl repose sur l’Alliance divine. L’Eternel attire les nations vers la Pierre qui les dérange à Sion et qu’ils veulent soulever (Zacharie 12 : 3). 

Le monde ne s’y trompe pas : il sait que c’est ici qu’il a rendez-vous. Notre seule pensée nuit et jour est dans les Prophètes d’IsraEl. 

Shalom de Michael et Ola ! 
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lundi 30 septembre 2024

5ème chronique du 7 octobre : IsraEL 2.0

5EME CHRONIQUE DU 7 OCTOBRE : ISRAEL  2.0

(Le mot 2.0, qui se lit « deux point zéro », fonctionne comme un adjectif. Il qualifie une chose qui s’est totalement renouvelée, transformée, qui a connu une évolution majeure, une quasi-révolution.)

lundi 29 juillet 2024

 

CHRONIQUE DU 7 OCTOBRE (3ème partie)

D’OÙ VIENNENT LES SOI-DISANT PALESTINIENS 

A. OU ETAIENT-ILS AUPARAVANT ? 

Où étaient-ils en 1835, quand Lamartine écrit dans ses « Souvenirs d'Orient » « À l'extérieur des portes de Jérusalem, nous n'avons pas rencontré âme qui vive » ?

Où étaient-ils en 1857, quand le consul britannique James Finn à Jérusalem rapporte : « Le pays est en majeure partie vide d'habitants. Le plus urgent est de le peupler. » ?

Où étaient-ils en 1867, quand Mark Twain publie son récit de voyage ? « On ne peut trouver les mots pour décrire la désolation qui règne ici. C’est une terre morne de désespoir, le cœur brisé… Nous sommes parvenus à Tabor et n'avons rencontré aucune âme qui vive sur notre chemin. »

B. ETUDE DEMOGRAPHIQUE 

En l’an 1800, selon l’étude de Sergio DellaPergola mise à jour en 2001 et éditée en juillet 2024 (https://en.wikipedia.org/wiki/Demographic_history_of_Palestine_(region) l’administration turque estimait à 275 000 le nombre total d’habitants dans les régions qui correspondent à nos 27 000 km2 et équivalent à quatre départements français. Sur ces 275 000 habitants : 246 000 musulmans, sédentaires ou nomades. Ajoutez les « dhimmis » : 7 000 Juifs et 22 000 chrétiens.

 

Juifs

Chrétiens

Musulmans

Habitants

1800

7 000

22 000

246 000

275 000

1890

43 000

57 000

432 000

532 000

1914

94 000

70 000

525 000

689 000

1922

84 000

71 000

589 000

752 000

1931

175 000

89 000

760 000

1 033 000

1947

630 000

143 000

1 181 000

1 970 000

Une densité de population de 10 habitants au km2 pouvait laisser aux visiteurs une certaine impression de vide. (Comparez au taux actuel en France : 120, Belgique : 383, Suisse : 219.)

OR EN 1947, LA POPULATION MUSULMANE S’Y ÉLÈVE À 1 181 000 HABITANTS.

C. COMMENT CETTE POPULATION MUSULMANE EN ISRAËL A-T-ELLE PU PASSER EN 147 ANS DE 246 000 À 1 181 000, SOIT SE MULTIPLIER PAR 4,8 ?

Les seules causes n’en sont pas la polygamie et une natalité galopante. Historiquement, cette multiplication a deux origines :

1. DES MUSULMANS DE L’EMPIRE TURC ARRIVENT DE LOIN

Au début du 19ème siècle, les idées de la révolution française germent en « printemps des peuples », peuples qui se constituent en États-nations dans toute l’Europe, de la Belgique à l’Italie et l’Allemagne. Dans les Balkans, Grèce, Roumanie, Serbie, Monténégro, Bulgarie, Albanie, Macédoine et Bosnie font valoir leur droit à disposer d’eux-mêmes, et se libèrent de la colonisation turque.

Par vagues, 2 500 000 musulmans d’Europe quittent ces pays. Leur fierté et la loi islamique leur interdisent de demeurer sous la domination d’infidèles. L’empire turc en relègue une partie en « Palestine », sa province la plus abandonnée. Ils y sont rejoints par des Tchétchènes et des Tcherkesses dont le Caucase est conquis par la Russie, et des Maghrébins qui, en 1830, fuient la colonisation française.

CE QU’EST LE SIONISME

En Russie, en 1881, le Tsar Alexandre II qui a aboli le servage en 1861 est assassiné. Les auteurs de l’attentat ne sont pas juifs, mais la noblesse mécontente de l’abolition du servage, la police tsariste et l’église orthodoxe préfèrent accuser les Juifs et fomenter des pogroms (pillages, viols, assassinats). Entre 1881 et 1914, trois millions de Juifs fuient la Russie pour l’Occident.

Ceux du mouvement des « Amants de Sion » sont bien moins nombreux, mais ce sont eux qui feront l’Histoire. C’est « l’alya », LA MONTÉE VERS SION.

SION, c’est Jérusalem et la Terre d’Israël. Et le sionisme ? C’est à l’instar du « printemps des peuples » de 1848 en Europe, LE DROIT POUR LES JUIFS DE VIVRE LIBREMENT SUR LA TERRE DE LEURS ANCÊTRES.

Le premier travail gigantesque auquel ils se consacrent est d’assécher les marécages afin d’éradiquer la malaria, vivre du travail de la terre et fonder des villes. Un autre travail, non moins capital : restaurer leur âme, en hébreu. Eliézer Perlman (1858-1922 devenu Ben Yéhouda) adapte la langue biblique aux besoins de la vie moderne, en forgeant des mots nouveaux à partir des racines antiques.

Ce n’est donc pas d’abord la religion qui les rassemble. Ils reviennent À L’INSTINCT, « comme des pigeons vers leurs pigeonniers » (Isaïe 60 :8). Juifs, ils sont différents de ceux des communautés antiques de Jérusalem, Hébron, Tibériade et Safed, qui prient, étudient et vivent des aumônes de la diaspora. Mais ensemble, tous participent à la renaissance hébraïque et enracinent leur sionisme dans la Bible avec le Rav Kook, pour la décolonisation et la libération du statut de « dhimmi », l’apartheid musulman.

2. D’AUTRES MIGRANTS MUSULMANS VIENNENT EN VOISINS

L’alya des sionistes amène un décollage économique et une prospérité sans précédent… qui attire UNE IMMIGRATION SUPPLÉMENTAIRE ET MASSIVE DE MUSULMANS DES PAYS VOISINS, Égypte, Arabie, Syrie, Liban. Pour sortir du chômage et de la misère, et recevoir des soins médicaux, ils s’installent dans les régions repeuplées par les Juifs.

MAIS NE VOUS ATTENDEZ PAS DE LEUR PART À UNE REACTION NORMALE :

Ce n’est pas parce que ces musulmans voient leur niveau de vie s’améliorer grâce aux Juifs, qu’ils surmontent leur fanatisme religieux : ils jugent inadmissible que des dhimmis s’émancipent, qu’ils reconstruisent leur État et qu’eux-mêmes, musulmans, y deviennent minoritaires. Ils vont donc accuser les Juifs de leur avoir volé la terre, de les soumettre à un apartheid, de les réduire à la misère.

En 1936, le gouverneur du Sinaï observe (avec son humour britannique) : « L’immigration se poursuit en provenance du Sinaï, mais également de Transjordanie et de Syrie. Il est très difficile de soutenir la thèse de la misère des Arabes si, dans le même temps, on ne peut empêcher leurs compatriotes des États voisins de venir partager cette misère. »

C’est ainsi que LA POPULATION MUSULMANE EN ISRAËL PASSE EN 147 ANS DE 246 000 À 1 181 000. L’année 1948 n’est donc pas celle où elle a été chassée de sa patrie millénaire. C’est tout le contraire. Elle vient seulement d’y arriver, la preuve : LA RECONNAISSANCE DU STATUT DE « RÉFUGIÉ UNRWA » N’EXIGE EN 1949 QU’UNE ANCIENNETÉ DE DEUX ANS.

Un dirigeant de l’OLP, Zouheir Mohsen (1936-1979), interviewé par un journal néerlandais en mars 1977, reconnaît que « le peuple palestinien n’existe pas. En réalité, il n’y a aucune différence entre Jordaniens, Palestiniens, Syriens et Libanais. C’est uniquement pour des raisons politiques et tactiques que nous parlons aujourd’hui de l’existence d’un peuple palestinien. Pour des raisons tactiques, la Jordanie, État souverain aux frontières bien définies, ne peut pas revendiquer Haïfa, Jaffa, Beer-Sheva et Jérusalem. Par contre, moi, en tant que Palestinien, je le peux ! »

Le 23 mars 2012, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité nationale du ‘Hamas, Fathi ‘Hamad, rappelait ses origines d’Égypte et d’Arabie : « Qui sont les Palestiniens ? Nous avons beaucoup de familles appelées Al-Masri, (« l’Égyptien » en arabe) dont les racines sont égyptiennes !... Nous faisons partie de vous, Égyptiens ! Personnellement, la moitié de ma famille est égyptienne et l’autre saoudienne. »

D. MAIS LA « PALESTINE » N’EXISTE PLUS DEPUIS 1948.

Elle avait été refondée le 25/4//1920 par la Société des Nations sur les ruines de l’Empire turc ottoman. Désormais, L’ÉTAT D’ISRAËL en est l’unique successeur légal. Car la Ligue arabe a refusé un nouveau partage de la « Palestine » et l’État arabe proposé par l’ONU le 29/11/1947. Ceci est le vrai droit international.

Et surtout c’est LA VOLONTÉ DE CELUI QUI APPELLE ISRAËL « MON PAYS » dans la Tora et les Prophètes. Annulé, le décret de l’empereur romain Hadrien imposant en l’an 135 le nom « Palaestina » ! Il voulait supprimer toute trace historique des Juifs, après l’écrasement de leur dernière révolte. Le Psaume 83 :5 l’annonçait 1000 ans auparavant : « Exterminons-les du milieu des nations, qu`on ne se souvienne plus du nom d`Israël ! »

Ce qui est grave, c’est que la chrétienté ait imposé le terme « Palestine » au reste du monde. Malgré l’Évangile de Mathieu (2 :20-21 : « Retourne dans le pays d’Israël »), des Bibles chrétiennes présentent une carte de « la Palestine au temps de Jésus-Christ » : l’anachronisme est de 100 ans.

La voix de la chrétienté ne s’est pas non plus fait entendre pour rappeler à l’UNESCO que le Juif « Jésus » ne priait pas sur « l’esplanade des mosquées » mais au Temple de Jérusalem.

Elle fait aussi le jeu du KGB, qui a conseillé à Arafat de s’emparer du nom « Palestine » en 1963, afin de faire passer son faux peuple pour autochtone. Or le mot « Palestine » n’a rien d’arabe, la lettre P n’y existe pas. Quand un Arabe lit un P, il le prononce B ou F. Si le faux peuple « falestinien » se présente comme descendant des Philistins (qui venaient de Grèce et non d’Arabie), c’est ironiquement un aveu, leur nom hébreu פְּלִשְׁתִּים Pélichtîm voulant dire « envahisseurs ».

Le soutien chrétien au palestinisme est mortel, non seulement pour Israël, mais pour ce qui reste de chrétiens orientaux. La fusion des vagues d’immigration de population musulmane en Israël ne se réalise que par l’islam, un culte de la mort qui inculque qu’elle est préférable à la vie, dans la lutte pour la soumission (en arabe « islam ») de l’Occident.

E. AUCUN « PEUPLE PALESTINIEN » N’A ÉTÉ EXPROPRIÉ

Il n’a pas été spolié par les Juifs rentrés dans leur pays au 19ème et au 20ème siècle. Ils ont racheté et payé la terre. Jamais l’administration (turque puis britannique) ne leur aurait permis de s’en emparer « gratuitement ». Par contre les colons arabes la leur avaient bel et bien volée au 7ème siècle.

F. QUID DES 246 000 MUSULMANS PRÉSENTS EN ISRAËL EN 1800 ?

Ils descendaient des habitants juifs et de leurs conquérants arabes qui les avaient convertis de force. La plupart des 22 000 chrétiens alors présents descendaient aussi de Juifs. 
Tsvi MISINAI, pionnier de l'industrie du logiciel israélienne, emploie aujourd'hui son temps à étudier et documenter les racines hébraïques communes aux Juifs et aux Arabes de Palestine. Cf https://fr.wikipedia.org/wiki/Tsvi_Misinai.

G. LE 13/9/2007, ISRAËL EST RECONNU PAR L’ONU COMME PEUPLE AUTOCHTONE,

Ancienneté reconnue, témoignages archéologiques à l’appui : 3500 ans.

H. IL N’EXISTE AUCUN « TERRITOIRE PALESTINIEN » SELON LES TRAITÉS INTERNATIONAUX.

Ce n’est pas parce qu’en 1949 l’Égypte a annexé illégalement Gaza que ce territoire aurait changé de propriétaire légal et serait devenus « palestinien ». La Bande de Gaza fait partie du mandat de la SDN depuis 1920.

Ce n’est pas non plus parce la Transjordanie a fait de même pour Jérusalem, la Judée et la Samarie, APRÈS EN AVOIR EXPULSÉ OU EXTERMINÉ LES JUIFS, dynamité et profané synagogues et cimetières et rebaptisé enfin le tout « Cisjordanie », que ces territoires auraient changé de propriétaire légal et seraient devenus « palestiniens ». Ils font eux aussi, bien entendu, partie du mandat de la SDN depuis 1920.

dimanche 14 juillet 2024

 CHRONIQUE DU 7 OCTOBRE (4ème partie)

LA FABRIQUE DE REFUGIES DE L’ONU

QUI EST « RÉFUGIÉ » SELON LE HCR OU SELON L’UNRWA ?

a. Le Haut-Commissariat pour les Réfugiés (HCR) a succédé au Comité Inter-gouvernemental pour les Réfugiés (CIR), créé en 1938 pour aider les fugitifs de l’URSS et du nazisme.

Ce HCR est chargé de TOUS les réfugiés dans le monde, SAUF les réfugiés « palestiniens » gérés depuis 1949 par l’UNRWA (« Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine »). HCR et UNRWA ont des règles différentes.

b. Pour le HCR, les réfugiés « ordinaires » ne transmettent pas leur statut à leurs descendants, et ils le perdent s’ils deviennent citoyens d’un autre pays. Conséquence :

SELON LES REGLES DU HCR, LE NOMBRE DE RÉFUGIÉS « ORDINAIRES » DIMINUE AVEC LE TEMPS.

c. Par contre, les réfugiés « palestiniens » de l’UNRWA qui deviennent citoyens d’un autre pays gardent quand même ce statut, avec leurs descendants, À PERPÉTUITÉ. Conséquence :

SELON LES REGLES DE L’UNRWA, LE NOMBRE DE RÉFUGIÉS « PALESTINIENS » AUGMENTE INDÉFINIMENT.

En 2024, il atteint 6 millions, leurs pensions étant À LA CHARGE DES CONTRIBUABLES, SURTOUT OCCIDENTAUX. Les réfugiés « palestiniens » sont l’arme des 22 États de la Ligue Arabe et des 57 États de l’Organisation de la Coopération Islamique CONTRE ISRAËL.

d. Un million de Juifs « dhimmis » qui vivaient depuis 2500 ans dans les pays devenus musulmans il y a 1400 ans, ont dû fuir en abandonnant leurs biens. Ni indemnisés, ni reconnus comme réfugiés par personne, Israël les a accueillis et leur a donné la nationalité israélienne.

QU’EST-CE QUE L’UNRWA EN RÉALITÉ ?

C’est de loin la plus grande agence de l’ONU, avec 30 000 salariés, dont 99 % descendent de soi-disant « réfugiés », recrutés localement et œuvrant comme enseignants, médecins, infirmiers, travailleurs sociaux, employés administratifs et techniques. L’UNRWA est également active dans « l’Autorité palestinienne » de Ma’hmoud Abbas à Ramallah, ainsi qu’au Liban, en Syrie et en Jordanie. Ses manuels scolaires enseignent l’arithmétique au moyen de problèmes du style : « Vous avez cinq sionistes. Vous en tuez trois. Combien de sionistes vous reste-t-il à tuer ? »

UN Watch, une organisation non gouvernementale de veille sur l'ONU et ses agences, révèle le 10 janvier 2024 comment des enseignants de l'UNRWA de Gaza ont fêté le 7 octobre 2023 sur Internet. Ils ont accueilli les meurtriers du ‘Hamas comme des héros et partagé joyeusement leurs vidéos du carnage. Pour les enseignants de l'UNRWA, célébrer le massacre des Israéliens est dans le droit fil de leur enseignement depuis des décennies. Ils ruinent tout espoir de paix en inculquant la haine aux jeunes, aux frais principalement des Occidentaux. Des employés de l'UNRWA utilisent installations, équipements, véhicules de l'Agence et ambulances pour transporter armes, explosifs et miliciens à des fins d'attentats contre Israël.

L’UNRWA EST LA PARTIE DU ‘HAMAS SALARIÉE DE L’ONU.

Son ancien chef, Peter Hansen, reconnaissait en octobre 2004 : « Oh, je suis sûr que des membres du Hamas comptent au nombre des salariés de l'UNRWA. Mais cela ne me parait pas être un crime », ajoutant : « Chaque membre du Hamas n'est pas forcément un militant et nous n'effectuons pas de contrôle politique afin de privilégier une conviction plutôt qu'une autre. » Les liens étroits entre l'UNRWA et le ‘Hamas qui fait régner la terreur à Gaza depuis 2007 sont connus depuis des années. Mais l'ONU n'a jamais pris aucune mesure significative. Aujourd’hui, le secrétaire général de l'ONU Mr António Guterres, offusqué, feint la surprise ! Le 29 février 2024, le ‘Hamas pille comme d’habitude les convois de ravitaillement gratuit pour les revendre au prix fort. 118 personnes qui s’y opposaient sont écrasées par les camions. « C’est Israël ! » dénonce le ‘Hamas. Mais des langues se délient : « Le ‘Hamas vole tout », disent des gens de Gaza (après avoir massivement voté pour eux).

Quel fut le nombre de « réfugiés palestiniens » selon l’UNRWA ? Dans son récit de voyage « Strange Lands and Friendly People » de 1950, William O. Douglas, juge à la Cour suprême des Etats-Unis, cite Karl Reiser, le directeur de la Croix-Rouge à Amman : « Un petit groupe de Bédouins s’était installé derrière une colline, à un mile de distance environ, et ses membres se faisaient constamment réenregistrer. Pour ne pas être reconnus, les hommes mettaient ou retiraient leur keffieh, ou prenaient soin de se faire accompagner, à chaque inscription, de femmes ou d’enfants différents. Chaque inscription donne droit, évidemment, à une aide supplémentaire. Dans la Jordanie de 1950, cela suffit pour passer de la pauvreté à l’aisance. Comment résister à la tentation ? » Selon lui, on pourrait se baser sur 500 000. Combien en reste-t-il 75 ans plus tard ?

La 2ème guerre mondiale a généré plus de 30 millions de réfugiés, en 1947 la partition des Indes 14 millions de plus. Le HCR les a tous réinstallés en moins de dix ans. Mais l’UNRWA, création de la Ligue arabe, laisse volontairement croupir et se multiplier ses « frères » dans des camps, au point de FAIRE DU STATUT DE REFUGIÉ PALESTINIEN UNE PROFESSION REMUNÉRÉE, l’UNRWA détenant la franchise !

L’ONU représente le droit international dans l’inconscient collectif. Les 167 États les plus importants des 193 que compte l’ONU se répartissent en 72 démocraties (parfaites ou imparfaites) pour 43 % de la population mondiale, et 95 dictatures (plus ou moins brutales) pour les 57% d’autres. Face au traité de San Remo de 1920, quelle légitimité ont des résolutions votées par 95 dictatures et 72 démocraties ? Elles sont votées à la majorité automatique des 57 États de « l’organisation de la coopération islamique », auxquels s’ajoute leur nombreuse clientèle. Alors qu’il y a plus d’une centaine de conflits territoriaux de par le monde, le seul pays à être harcelé, c’est Israël, pourtant légitimé par ses 3500 ans d’histoire et les traités internationaux. Par contre la Chine occupe le Tibet, la Russie l’Ukraine, la Turquie la moitié Nord de Chypre (membre de « l’Union Européenne » ! L’Iran qui menace Israël de destruction nucléaire préside la conférence de l’ONU sur le désarmement, et l’Arabie saoudite la Commission de la condition de la femme de l’ONU ! La Russie et la Chine qui agressent leurs voisins y disposent du droit de veto au Conseil de Sécurité !

Le 10 mai 2024, après le vote de l’Assemblée générale pour LA RECONNAISSANCE D’UN « ÉTAT DE PALESTINE », RÉCOMPENSE POUR LE CARNAGE DU 7 OCTOBRE, l’ambassadeur israélien à l’ONU, depuis la tribune, a symboliquement broyé la couverture de la Charte de l’ONU avec un destructeur de documents. « Honte à vous ! », a-t-il insisté, ajoutant : « Aujourd’hui, vous accueillez un État terroriste dans vos rangs. Cela me rend malade. » L’ONU avait déjà voté en 1975 une résolution qui définissait le sionisme comme une forme de racisme. Sur les 690 résolutions votées par l'Assemblée Générale des Nations Unies avant 1990, 429 l'ont été contre Israël. Depuis, on ne compte même plus… Et de 1972 à 1981, l’ONU avait élu comme secrétaire général l’officier nazi Kurt Waldheim.

Kfir Bibas, un an, otage du 'Hamas
Son successeur Mr António Guterres s’est rendu en Égypte, à la frontière fermée avec Gaza, le 23 mars 2024. Sur la clôture de sécurité édifiée par l’Égypte pour se protéger du ‘Hamas et de toute entrée (gratuite) des civils de Gaza, il y est allé Franco (majuscule volontaire) : Il n’a considéré que les dommages subis par Gaza l’agresseur, et ignoré ceux d’Israël l’agressée ! À quelques mètres des localisations probables des otages peut-être encore en vie, il n’a rien entrepris pour leur libération.

 

samedi 13 juillet 2024

CHRONIQUE DU 7 OCTOBRE (2ème partie) 

LE VRAI DROIT INTERNATIONAL (1920), 

ET LA SOLUTION DES DEUX ETATS (1921) 

À la fin de la 1ère guerre mondiale, les alliés vainqueurs fondent la « SOCIÉTÉ DES NATIONS ». LE 25 AVRIL 1920 s’achève la CONFÉRENCE INTERNATIONALE DE SAN REMO EN ITALIE. « SAN REMO… ROME… », est-ce un hasard ? C’était une réunion du 4EME EMPIRE aux longues jambes du colosse aux pieds d’argile de Daniel 2 :40, représentées par l’Italie, la France, la Grande-Bretagne, la Belgique, la Grèce (plus le Japon, nation montante et les États-Unis observateurs).

La Société des Nations reprend INTÉGRALEMENT ET À L’UNANIMITÉ la déclaration Balfour. En 1917, elle n’engageait que l’Angleterre. Mais à partir de 1920, à San Remo, ELLE EST DEVENUE DROIT INTERNATIONAL.

LA SOCIETE DES NATIONS ORDONNE A LA GRANDE-BRETAGNE DE RECONSTITUER LE FOYER NATIONAL JUIF EN "PALESTINE"

Elle désigne LES JUIFS EN TANT QUE NATION, et non plus comme une simple communauté religieuse et la « Palestine » comme leur foyer, en vertu de ces 3500 ans d’histoire que les chrétiens, surtout protestants, connaissent parfaitement. Le Mandat stipule que « le lien historique antique du peuple juif avec la Palestine fonde la reconstitution de son foyer national dans ce pays. » Winston Churchill précise : « Les Juifs ne reviennent pas en Palestine du fait de leurs souffrances, mais en vertu de leur droit et non d’une tolérance. »

Israël détient ainsi une légitimité internationale de même poids que les autres États arabes créés à San Remo sur les ruines de l’empire turc ottoman (Liban, Syrie et Irak) ou les nouveaux États issus de la dislocation de l’empire d’Autriche-Hongrie. Elle est même supérieure à celle de la Jordanie (cf. ci-dessous). L’ONU succédera à la SDN en 1945. Elle inclue dans sa charte un article 80 surnommé « la clause du peuple juif » : il établit que les décisions prises par la SDN en faveur d’Israël à San Remo le 25 avril 1920 ne peuvent pas être modifiées par l’ONU. Elles sont perpétuelles.

Nous reviendrons sur ce point et ce qui s’est produit à l’ONU le 10 mai 2024. Chacun comprendra ainsi CE QUE L’ONU EST DEVENUE RÉELLEMENT et de quoi elle est capable.

LE MANDAT DE LA SDN DISTINGUE DEUX TYPES DE DROITS :

1. Les droits politiques pour l’autodétermination nationale,

2. Les droits civils et religieux garantissant liberté et égalité pour chaque individu.

Dans toute la « Palestine », la SDN ne reconnait de droits politiques qu’aux Juifs. Les Arabes ne sont nullement discriminés : c’est au Liban, en Syrie et en Irak qu’ils reçoivent les leurs. Mais toute revendication nationale arabe sur la « Palestine » est exclue. La SDN précise même que le mandataire n’a pas le droit de créer d’autre entité politique, économique ou administrative en « Palestine » (principe qui sera violé pour fabriquer la Jordanie…)

L’article 2 du Mandat SDN stipule que le mandataire doit « placer le pays dans des conditions politiques, administratives et économiques telles qu’elles garantissent l’établissement du Foyer National Juif et le développement d’institutions autonomes, ainsi que la sauvegarde des droits civils et religieux de tous les habitants de la Palestine, indépendamment de leur race et de leur religion. »

Article 6 : « L'administration de la Palestine facilitera l'immigration juive dans des conditions adéquates et encouragera l'implantation des Juifs dans le pays, en coopération avec l'Agence Juive (selon l'article 4), y compris sur les terres d’État. » 

Alors, contre Woke et LFI LA FRANCE SOUMISE À L’ISLAM, rappelons le vrai Droit International face à tous ceux qui ne veulent pas, ou ne savent pas regarder une carte et les traités internationaux.

LA SOLUTION DES 2 ETATS, FABRICATION DE LA JORDANIE EN 1921

Afin de rallier les Arabes contre les Turcs alliés à l’Allemagne et à l’Autriche-Hongrie, l’Angleterre s’est engagée en 1916 à créer, sur l’ensemble des régions non-turques de l’empire turc, un royaume arabe sous la direction du clan Hachémite, descendant de Mahomet et gardien de La Mecque.

Mais voici que ce clan en est chassé par celui des Saoud, qui y crée « l’Arabie Saoudite » ! Où recaser les Hachémites ? Les Anglais essaient d’en placer un, comme Roi de Syrie. Aussitôt l’armée française y débarque et chasse violemment cet Hachémite de Damas. Pourquoi ?

16 MAI 1916 : ACCORDS SECRETS SYKES-PICOT

À cause des ACCORDS SECRETS SYKES-PICOT du 16 mai 1916, où l’Angleterre et la France ont partagé entre elles les (futures) dépouilles de l’empire turc. À l’Angleterre : la « Palestine » et l’Irak, à la France : la Syrie et le Liban.

L’Angleterre offre alors aux Hachémites un royaume arabe en Irak. Mais au cas où ce ne serait pas suffisant, Winston Churchill, à San Remo, s’était préparé un joker :


L’article 25 du Mandat prévoit « qu’à l’Est du Jourdain, le Mandataire aura la faculté… de retarder ou de suspendre l'application des stipulations du présent mandat qu'il jugera inapplicables à raison des conditions locales existantes. »

Le 30 mars 1921, Churchill abat son joker pour honorer la promesse anglaise aux Hachémites : la SDN avait attribué au « Foyer national juif » les deux rives du Jourdain. Churchill en donne une aux Hachémites, la rive Est (77% de la « Palestine »), qui devient « Émirat de Transjordanie », puis en 1946 « Royaume Hachémite de Jordanie ».

Sir Alec Kirkbride, son ancien ambassadeur en Jordanie, témoigne que « dans l'esprit de Churchill, ce nouvel État à l'Est du Jourdain devait être celui des Arabes de Palestine ne voulant pas vivre dans l’État des Juifs. Si cette vision de Churchill avait été accomplie à l'époque en y réinstallant ces Arabes, il n’y aurait pas eu de problème arabo-israélien. »

En 1921, l’Angleterre vient de fabriquer un État qui est physiquement la « Palestine arabe ». Mais en le nommant « Transjordanie », elle brouille le lien avec son nom originel. Est-ce l’une des origines du bain de sang actuel ? 

Mais ça ne suffit toujours pas, car le projet de Foyer National Juif est à présent publié, et le mufti Husseini fomente des émeutes contre Juifs et Britanniques jusqu’à la grande révolte de 1936 à 1939. Recherché, il s’enfuit en Irak où il tente un coup d’état nazi en 1941, puis auprès de Hitler à Berlin. Il y fonde la 13ème division de montagne Waffen SS Handschar recrutant des musulmans en Yougoslavie et dans le Caucase. En voici l’insigne :

L’Angleterre publie alors, de 1922 à 1939, une série de « livres blancs » contre le Mandat SDN limitant l’immigration juive. « To keep the Arabs sweet and the oil flowing. » (Garder les Arabes gentils, que le pétrole coule à flot.) Chaque nouveau massacre de Juifs (70 à Hébron le 24 août 1929) provoque une réaction anglaise... contre les Juifs. Le dernier livre blanc anglais de 1939 interdit carrément aux Juifs de se réfugier dans leur Foyer National. Au plus fort des persécutions raciales en Allemagne, Autriche et Pologne, l’Angleterre se rend ainsi COMPLICE DE LA SHOAH DES NAZIS.

Sir Alec Kirkbride en 1921 vient d’utiliser l’expression « ÉTAT des Juifs » par rapport au nouvel ÉTAT à l'Est du Jourdain, celui des Arabes de « Palestine ». Auparavant il n’avait été question que de « FOYER NATIONAL juif ». Pourquoi ? ON N’IMAGINE PAS LA NOVATION CHOQUANTE pour beaucoup, en chrétienté comme en islam, du terme « ÉTAT des Juifs », après 2000 ans de guerre spirituelle contre cette idée. Saint-Augustin avait comparé le peuple d'Israël à « Caïn condamné à vagabonder sans demeure sur terre jusqu'à l'éternité ». La « Civilta Cattolica », journal des jésuites, commente la résurrection de l'État d’Israël en mai 1948 : « L'Israël moderne n'est point l'héritier de l'Israël biblique. La Terre sainte n'appartient qu'au VÉRITABLE ISRAËL : LA CHRÉTIENTÉ. » Et le cardinal Roncalli, futur pape Jean XXIII, écrit le 4 septembre 1943 « la reconstruction du royaume de Juda et d'Israël n'est qu'une UTOPIE. »

29 NOVEMBRE 1947 : LA SOLUTION A DEUX ETATS EST REFUSEE PAR LES ARABES

C’EST SEULEMENT APRES LA SHOAH que, le 29 novembre 1947, dans sa résolution 181, l’ONU qui succède à la SDN utilise officiellement le terme « ÉTAT JUIF », et non plus « FOYER NATIONAL JUIF ». MAIS À QUATRE CONDITIONS :

1. Que Jérusalem en soit exclue, « corpus separatum » à la demande du Vatican, (la France l’applique encore),

2. Que soit créé, aux dépens de l’État juif, un État arabe de plus dans lequel il sera imbriqué,

3. Que ce bricolage instable soit condamné à l’avance, ces deux États n’étant chacun que trois tronçons.

4. Qu’ainsi l’armée anglaise toujours présente en Égypte et en Transjordanie puisse, non le protéger, mais le contrôler si nécessaire (ainsi dès 1948).

L’Angleterre, rappelons-le, a déjà en 1921 soustrait 77% du territoire destiné aux Juifs. Malgré cela, ceux-ci acceptent de REDIVISER LEURS 23% RESTANTS. En tant que survivants, ils savent que la shoah aurait pu être évitée si l’Angleterre avait permis en 1938 à un État d’Israël d’exister, si petit soit-il.

Mais la Ligue Arabe refuse, car « UNE TERRE CONQUISE PAR L’ISLAM L’EST POUR TOUJOURS ». La « solution à deux États, version ONU 1947 » étant refusée par les Arabes… POURQUOI EN PARLER ENCORE EN 2024 ?

La Ligue arabe annonce dès 1947 « un massacre si important qu'on en parlera comme des invasions mongoles et des croisades. », ce que confirme le mufti Husseini « Tuez les Juifs ! Tuez-les tous ! Et que nos frères palestiniens sortent quelques jours à l’abri dans les pays frères, afin de ne pas nous gêner dans les combats, ni être éclaboussés par le sang juif ! » Les armées du Liban, de Syrie, d'Égypte, d'Irak et surtout LA LÉGION ARABE DE TRANSJORDANIE, ÉQUIPÉE ET ENCADRÉE PAR DES ANGLAIS foncent sur notre État-nouveau-né. Et ça, trois ans après la fin de la shoah.

À présent, l’ONU, tel le serpent qui se mord la queue, appelle à une journée de « nakba » (= « catastrophe », plagiat arabe de l’hébreu « shoah ») en souvenir de son propre vote du 29/11/1947 ! « Catastrophe », oh, les pauvres, ils ont raté leur génocide !

MAIS NOTRE PERE NOUS SAUVE, SELON DANIEL 12 :1 !

1948-1967 : L’ÉTAT D’ISRAEL « A 23% DIVISÉ PAR 2 »

Notre État d’Israël « À 23% DIVISÉ PAR 2 », large de 15 km, connait un « état de grâce », d’abord de la part de l’URSS qui en espère une « démocratie populaire » anti-britannique. Puis de la France… jusqu’à l’explosion d’arrogance de De Gaulle. Il nous reproche de n’avoir pas accepté son avertissement et d’avoir devancé l'attaque conjointe de l'Égypte et de la Syrie, après la fuite des Casques Bleus censés s’interposer.

MAIS AVEC JÉRUSALEM, LA JUDÉE, LA SAMARIE ET LE GOLAN ISRAEL A RETROUVÉ SON COEUR !

Depuis 1967, les nations nous harcèlent parce qu’Israël reste pour elles « le Juif errant » du Moyen-Âge. Albert Londres, une légende du journalisme, écrit son célèbre livre-enquête « Le Juif errant est arrivé » en 1929. Il y cite un survivant de pogrom : « À cette époque J’ÉTAIS UN JUIF-VOLAILLE. Les poulets, les canards, on les laisse vivre autour des fermes. Puis, un beau jour, on les attrape, et, sans se cacher, on les saigne. Le sang répandu ne retombe sur personne. L’OPÉRATION EST LÉGALE. »

EST-ELLE ENCORE LÉGALE, L’OPÉRATION DES SOI-DISANT PALESTINIENS ? Ils nous tuent en prétendant que nous volons leur pays où ils seraient depuis des millénaires !

 



 

vendredi 5 juillet 2024

 

CHRONIQUE DU 7 OCTOBRE

(1ère partie)

 Il y a 80 ans, quand les nazis de la shoah entendaient le canon soviétique se rapprocher, ils tentaient de faire disparaître leurs chambres à gaz et leurs fours crématoires avant l’arrivée des armées alliées.

Mais tôt ce 7 octobre 2023, Chabath de Sim’hath Tora, 3000 miliciens de Gaza, drogués au coran et au Captagon, s’équipent de caméras corporelles afin de publier leurs exploits sur internet. (Il y a quand même des négationnistes.)

Ils défoncent au bulldozer les clôtures de la frontière, puis fauchent à la kalachnikov 364 jeunes Israéliens rassemblés pour une fête de la musique en plein désert, juste en bordure de Gaza, pendant que des milliers de roquettes (fabriquées avec les canalisations d’eau) sont lancées contre Israël.

Ils sont renforcés par une foule de « civils innocents » femmes et enfants, attirés par le feu et le sang, qui suit ses héros avec des « youyous ». Ils envahissent les kibboutz riverains de la bande de Gaza (dont ‘Holit où nous avons habité en 1998), et les villes de Sdérot, Nétivot et Ofaqîm (où habitait notre famille et où sont encore nos amis, indemnes).

Ils tuent environ 1 160 personnes, les parents sous les yeux des enfants, puis lient des enfants en « fagots » avant de les brûler vifs. Ils violent des femmes et des jeunes filles jusqu’à leur briser le bassin, ils éventrent des femmes enceintes en exhibant corps nus et fœtus comme des trophées. Ils décapitent des bébés et s’acharnent sur les hommes, leur arrachent les yeux et les castrent. Puis ils pillent les cadavres, collectent cartes de crédit et téléphones portables. La razzia s’achève : « environ » 240 civils israéliens et étrangers sont pris en otage : hommes, femmes, enfants, bébés, vieillards. On en traine littéralement des dizaines à l’arrière de voitures, leurs visages touchent le sol, ils n’ont plus de visage

Dans nos maisons brûlées aux murs criblés de balles et de sang projeté, les sauveteurs, saisis par l'odeur de mort qui enveloppe encore les lieux plusieurs mois après, confient que très peu de corps sont entiers lors de l’inhumation. C’est pourquoi j’écris « environ ».


Cette attaque sans précédent est la plus meurtrière depuis la shoah. 200 000 Israéliens sont évacués du pourtour de Gaza et du Liban par mesure de sécurité. Et Mahmoud Abbas, alias Abou Mazen qui entame la 20ème année de son mandat de 4 ans comme président de « l’autorité palestinienne » de Ramallah prépare pour les assassins des pensions mensuelles en proportion de leurs années de prison, donc à leur nombre d’assassinats.

AVEC QUEL ARGENT ? CELUI DE VOS IMPÔTS qui alimentent « l’aide humanitaire » versée par « Eurabia » (anciennement l’Europe). 

Première réaction de l’Occident sidéré avec nous : compassion envers les hommes, femmes, nourrissons et vieillards juifs suppliciés par le ‘Hamas. Mais après sa semaine d’empathie, l’Occident, qui s’était repenti en 1945, fait de nouveau déferler sur Israël sa haine bimillénaire à laquelle nous étions habitués, mais en pire : HYPOCRITE. De la part de l’Occident, naïvement, on ne s’y attendait plus. On ne nous aimait donc qu’en pyjama rayé ? Désormais, nous sommes en uniforme de Tsahal, et rien ne va plus. L’obsession anti-juive est revenue en force dans la politique et les médias occidentaux, avec le refus de comprendre LA TACTIQUE DES BOUCLIERS HUMAINS

Pour l’islam, la vie humaine ne vaut rien, sauf à EXPLOITER SES PROPRES PERTES CIVILES POUR ACCUSER ISRAËL.

Car qui, au fond, est LA vraie victime du 7 octobre ? Qui est LE pauvre, LE colonisé, LE plus faible, LE plus « victime » selon WOKE ET SES TABLES DE LA LOI :

LES TABLES DE LA LOI WOKE 


Ce n’est pas que les "palestinistes" (antisionistes) aiment vraiment les « Palestiniens », ceux-ci ne sont qu’un prétexte à haïr les Juifs « mauvais » dans chaque catégorie WOKE, car supposés riches, forts, blancs, colonisateurs et oppresseurs.

Car pourquoi a-t-il fallu cinq mois à l’envoyée spéciale d’un groupe de défense des droits des femmes à l’ONU, pour reconnaître l’ampleur des viols perpétrés par les djihadistes du ‘Hamas le 7 octobre ? À cause d’un conflit interne WOKE ! « Des femmes violées, oui, mais des juives ! »

Ainsi, après avoir condamné les « actes terroristes horribles et sans précédent du ‘Hamas du 7 octobre », Mr António Guterres secrétaire général de l’ONU enchaîne aussitôt en accusant Israël de violations du droit international humanitaire à Gaza… « Les attaques du ‘Hamas ne se sont pas produites en dehors de tout contexte. Ce conflit, dit-il, dure depuis 1948 ! Alors que la solution en est simple et bien connue de tous : le Peuple Palestinien doit accéder à l’indépendance et à la souveraineté ! La Solution à deux États s’impose ! »

Ignore-t-il le sondage du « Monde arabe pour la recherche et le développement » du 14/11/2023 où 82 % des colons arabes en Judée et Samarie justifient le massacre du 7 octobre ? (Bravo les 18% !) Et qu’ils ne veulent qu’UN SEUL ÉTAT SANS AUCUN JUIF DU JOURDAIN À LA MER ?

NON, MR ANTÓNIO GUTERRES, L’HISTOIRE NE COMMENCE PAS EN 1948.

Sans remonter à l’Égypte ou aux Babyloniens, rappelons qu’il y a 14 siècles, l’occupation arabe a remplacé ici l’occupation romaine/byzantine et institué pour les Juifs et les chrétiens non convertis le statut de « dhimmi ». Que signifie « dhimmi » ? « Protégé de l’islam ». PROTEGÉ DE QUOI ? DE L’EGORGEMENT IMMEDIAT moyennant des taxes spéciales et un avilissement discriminatoire réservé aux « Gens du Livre ». L’ISLAM A INVENTE LE VÉRITABLE APARTHEID ICI, IL Y A 14 SIECLES. En arabe, « islam » signifie SOUMISSION.

Aujourd’hui, ceux qui accusent Israël d’occupation, de colonialisme, de génocide et d’apartheid, font des projections psychanalytiques de LEURS tares qu’ils NOUS ont fait subir. On projette sur l'autre ce que l'on refuse en soi.

Mais tout ce malheur n’a pas empêché une discrète présence juive dans la patrie ancestrale, ni surtout l'aspiration de l’âme dans les prières à la fin du repas « Reconstruis Jérusalem ! ». « Que ma langue s’attache à mon palais, si je ne place Jérusalem au sommet de toutes mes joies ! » (Psaume 137 : 6) ai-je dit en brisant un verre lors de mon mariage. Et nous concluons Pessa’h avec « l’an prochain à Jérusalem ! »

Yéhouda Halevi (1075-1141) chante : « Mon cœur est en Orient et moi au bout de l’Occident », puis il quitte l’Espagne pour venir mourir aux portes de Jérusalem sous les sabots d'un cavalier arabe. 300 rabbins montent de France en 1210 et 50 ans plus tard, un autre groupe avec Rabbi Yé’hiel de Paris. 

En 1263, Na’hmanide, le célèbre rabbin de Gérone (1194-1270), monte d’Espagne pour la Terre d’Israël après sa célèbre « disputation » théologique avec un moine dominicain juif renégat dont il sort vainqueur (et banni). Arrivé à Jérusalem, il écrit à son ancienne communauté : « J’ai une bonne nouvelle à vous annoncer : la Terre n’accueille pas nos ennemis », selon ce qu’il est écrit dans Lévitique 26 : 32, « mais Moi Je désolerai cette terre, et vos ennemis qui l’occuperont seront aussi désolés. »

Faisons bien ATTENTION, quand Na’hmanide cite cette « bonne nouvelle » de la désolation de la Terre d’Israël occupée par l’ennemi : IMPLICITEMENT il confirme la bonne nouvelle (la vraie, cette fois) que la Terre d’Israël attend de produire ses fruits pour ceux de ses enfants qui soupirent à cause de leur séparation d’avec elle.

Dans son exil, le peuple d’Israël a vécu au rythme des saisons du pays, de sorte que Benjamin Disraeli (1804-1881), alors Premier Ministre britannique, pouvait déclarer : « Un peuple qui continue à célébrer ses moissons, alors qu’en Pologne il y a un mètre et demi de neige, mérite de retourner un jour dans la Terre de ses ancêtres. »

Ce n’est pas la nostalgie du passé qui pousse ces Juifs à tout quitter pour la Terre d’Israël, mais bien plutôt l’appel de l’avenir, la foi inébranlable dans la réalisation des promesses prophétiques du Retour que prêchent des rabbins célèbres (Maïmonide, Na’hmanide, Baal Chém Tov, le Gaon de Vilna). Ainsi, en 1844, Jérusalem compte déjà plus de 7 000 Juifs sur une population totale de 15 000 habitants. En 1887, les Juifs y sont 28 000 sur une population de 42 000 et en 1905, 45 000, pour une population de 66 000.

DEUX MILLÉNAIRES, DEUX JOURS VUS DEPUIS LES CIEUX…

« Venez, retournons à l’Éternel, car Il a déchiré, mais il nous guérira ; il a frappé, mais il bandera nos plaies. DANS DEUX JOURS, il nous fera vivre ; AU TROISIÈME JOUR, il nous mettra debout, et nous vivrons en sa présence. » (Osée (6 :1-2) Cette espérance n’est pas limitée à Israël. Quelques protestants anglosaxons grands lecteurs de la Bible évoquent le rétablissement d’Israël, comme le pasteur William Hechler (1845-1931) qui encourage et accompagne Theodor Herzl.

Le 20 avril 1799, le général Bonaparte libère les Juifs du ghetto d’Ancône (que le pape Pie VII rétablira juste après), et lors de l’expédition d’Égypte, il les appelle à venir restaurer leur État national détruit par Rome 17 siècles plus tôt.

Le 4 juin 1917 à Paris, Jules Cambon, secrétaire général du ministre des Affaires étrangères déclare : « Ce serait faire œuvre de justice et de réparation que d’aider, par la protection des puissances alliées, à la renaissance de la nationalité juive, sur cette terre d’où le peuple d’Israël fut chassé il y a tant de siècles. ».

Ces deux actes politiques français, il est urgent de les rappeler en France, même si, en pratique, ils ont été éclipsés le 2 novembre 1917 par la Déclaration Balfour, ministre britannique des Affaires étrangères :

2 NOVEMBRE 1917 : LA DÉCLARATION BALFOUR

« Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif, et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte, ni aux droits civils et religieux des collectivités non-juives existant en Palestine, ni aux droits et statut politique dont les Juifs jouissent dans tout autre pays. »


MESSAGES PRECEDENTS